C’est une scène assez peu commune à laquelle nous avons assisté ce dimanche 27 septembre 2009 dans l’iDNIGHT 7989 alors que nous nous rendions de Paris à Marseille. Peu après l’arrêt de service de Dijon, lorsque les superviseurs de l’iDNIGHT ont coupé les lumières du train dans la voiture numéro 13 de 1ère classe, en bas de la rame Duplex de ce TGV, un jeune groupe de voyageurs était en train de discuter à voix basse, mais également de rire à plusieurs reprises. Le TGV avait quitté Paris à 22h20 et faisait un premier arrêt de service à Dijon vers minuit.
Un des passagers s’est levé pour demander à ce groupe de cesser tout bruit car il souhaitait dormir. Le groupe s’est excusé, en reconnaissant leurs torts, et tout aurait pu ainsi finir rapidement.
Cependant, un des membres du groupe, un jeune garçon de 21 ans, après s’être s’excusé, a annoncé à son plaignant qu’il serait préférable d’appeler le superviseur dans ce genre de situation, puisque le débit de leurs paroles était assez difficile à estimer. Il pensait ainsi pouvoir faire acte de médiation.
Le plaignant, un homme d’une trentaine d’années, a alors menacé le jeune passager de “le jeter par la fenêtre” puis de “le frapper”. Le jeune passager de 21 ans a alors osé répondre à ces menaces de mort et d’agression, juste avant d’être violenté et frappé par l’homme trentenaire, qui était dans un état de rage et avait donc mis l’une de ses menaces à exécution.
Choqué, le jeune homme de 21 ans a parcouru l’iDNIGHT pour trouver du secours, jusqu’à la voiture bar, tandis que le passager trentenaire le menaçait de représailles et a clairement dit “si tu en veux une deuxième, je te la mets”.
Les deux superviseurs de l’iDNIGHT 7989 ont alors agi avec vaillance et détermination, tandis que l’agresseur du jeune homme était lui, revenu dans un état normal. La SUJ, police de la SNCF, a été appelée lors de l’arrêt du train en gare de Lyon Perrache à 2H10. Le jeune homme de 21 ans souhaitait continuer son trajet jusqu’à Marseille Saint-Charles.
Le jeune homme de 21 ans, étudiant à SciencesPo Paris, victime de l’agression, déclare “C’est la première fois que je suis agressé dans un TGV. D’habitude, tout se passe bien et les passagers sont calmes.” Il a décidé de porter plainte contre son agresseur, qui avait acheté un billet auprès d’iDNIGHT juste avant l’embarquement.