Ryanair ne rime pas avec Strasbourg. Pourtant, au printemps 2011, le maire de la ville Roland Ries (Parti Socialiste) avait annoncé que des négociations avancées avaient lieu avec la première compagnie low cost européenne, et que son retour allait avoir lieu.
Si l’on se replonge il y a quelques années en arrière, Ryanair avait déjà été présente sur l’aéroport de Strasbourg, mais l’avait quitté, au motif de trop lourdes charges pour préférer Baden Baden, l’aéroport voisin allemand.
Mais sur l’aéroport de Strasbourg, le contexte a changé, notamment avec l’arrivée en 2007 du TGV Est, qui a réduit le temps de parcours entre Paris et Strasbourg, donc la part de marché d’Air France sur ce trajet, ce qui a entraîné une réduction du trafic à l’aéroport.
Voyant d’un mauvais oeil le retour de Ryanair à Strasbourg, le land (équivalent d’une région en Allemagne) du Bade-Wurtemberg a proposé à Ryanair de couvrir la nouvelle taxe aéroportuaire imposée par le gouvernement allemand.
Encore une fois, Ryanair a magnifiquement réussi dans la mise en concurrence des collectivités locales européennes. La situation était trop parfaite: deux aéroports proches (60 kilomètres) au centre de l’Europe, et voulant tous les deux attirer des visiteurs pour leurs villes respectives.
